Travail : faut-il avoir peur des robots ?

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Des robots plus performants que les hommes ?

D’après les scientifiques réunis lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS), les avancées fulgurantes de la recherche depuis 5 ans laissent à penser que les robots pourraient bientôt prendre la place des hommes dans presque toutes les tâches.

Des progrès sont remarquables dans la capacité à synthétiser et exécuter des tâches complexes. Les recherches se concentrent désormais sur les capacités de raisonnement des machines, qui devraient voir un essor important d’ici les 25 prochaines années. Les évolutions seraient également notables au niveau de la vision et de l’ouïe des robots. A terme, ira-t-on vers la perte de contrôle des machines ? La question est soulevée par les chercheurs.

 

Quels métiers sont amenés à disparaitre ?

Le secteur industriel, à son apogée dans les années 80, a été le premier à souffrir du développement de la productivité au détriment de l’emploi. On estime à environ 200 000 robots industriels présents aux Etats-Unis. 10% des emplois liés à la conduite d’un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre à cause de son automatisation d'ici vingt-cinq ans nous relaye 24heures.ch.

 

D’après une étude réalisée par l’Université d’Oxford et Deloitte, certains aspects de l’emploi sont faciles à automatiser, d’autres moins. Ils ont réalisé un test pour voir si votre métier sera concerné.
Dans son ensemble, travailleurs sociaux, infirmières, thérapeutes et psychologues sont parmi les professions les moins susceptibles d'être automatisables. Aider, prendre soin des autres, ce qui implique de l’empathie, est une partie cruciale humaine et non reproductible. Il en est de même pour les postes exigeant de trouver des idées créatives et originales. Artistes, designers ou ingénieurs seraient ainsi préservés à ce jour. Les environnements « non structurés » comme ceux liés aux activités de ménage seraient encore peu soumis à une robotisation.

 

 

En revanche, certains métiers de la vente, comme les télévendeurs et les employés de banque peuvent impliquer des tâches plus facilement automatisables. D’autre part, le développement des capacités des robots à réaliser des tâches manuelles fines et des mouvements coordonnés pour manipuler et assembler des objets remplaceraient les activités dites manuelles de l’industrie notamment.

Plus étonnant, les postes administratifs, en particulier les services juridiques et financiers seraient menacés à cause d’algorithmes sophistiqués. Ils permettraient par exemple de compiler et d’organiser des éléments juridiques complexes avant procès.

 

Pour conclure

Les métiers évoluent, ne serait-ce que par l’informatique et la digitalisation. Sans se projeter à 25 ans, qui n’a pas constaté l’évolution notamment avec l'apparition des guichets automatiques, les banques en ligne, les serveurs de fast-food remplacés par des bornes pour la prise de commandes ou encore les caisses en libre-service ? S’inscrire dans cette dynamique d’évolution est indispensable, tant d’un point de vue de politique emploi que de formation.

Pour finir, nous retiendrons l’exemple suivant. En 1997, Gary Kasparov, champion du monde d’échecs s’inclinait face à Deep Blue, le surpercalculateur d’IBM. Kasparov inventa alors les « freestyle chess », une forme d’échecs où chaque joueur (humain ou machine) peut se faire assister d’un autre joueur (humain ou machine). Là, en 2005, surprise, les finalistes étaient des combinaisons humain-machine et non des intelligences artificielles pures. Partant de ce principe, la meilleure performance ne reposerait-elle pas sur l’alliance des intuitions humaines et la puissance des calculs des machines ? La question est posée.

 

 

01/11/2018 par L'équipe éditoriale

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